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بسم الله الرحمن الرحيم قال تعالى: " وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا وَاذْكُرُوا نِعْمَتَ اللَّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ كُنْتُمْ أَعْدَاءً فَأَلَّفَ بَيْنَ قُلُوبِكُمْ فَأَصْبَحْتُمْ بِنِعْمَتِهِ إِخْوَاناً وَكُنْتُمْ عَلَى شَفَا حُفْرَةٍ مِنَ النَّارِ فَأَنْقَذَكُمْ مِنْهَا" آل عمران:103
Préambule
Écrit par Cheikh Nabil   
20-12-2012

 

 

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Notre éducation spirituelle

 

 Les piliers de l’effort sur soi

 

 

Le Très-Haut dit : « Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes vers Nos sentiers » [1]. De ce verset, nous saisissons que la guidée vers les sentiers menant à Dieu et à Son Agrément est la conséquence du jihâd, l’effort de lutte sur soi. La lutte est l’œuvre de l’homme tandis que la guidée est un don de Dieu pour l’homme. Ni la lutte ni la guidée ne se réalisent sans la grâce et l’aide de Dieu. C’est pourquoi notre Seigneur nous enseigne de dire dans notre prière : « C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons le secours » [2].

La lutte est la voie menant à la guidée du cœur vers Dieu et Son Agrément, laquelle guidée est le préambule de la piété. Le Très-Haut dit : « Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété. » [3] L’enchaînement normal des choses est donc : une lutte qui mène à la guidée, puis une guidée qui mène à la piété, le tout ne se réalisant que par la grâce de Dieu, Son aide et Son bienfait... Ainsi, nous saisissons que le point de départ correct du cheminement vers Dieu est le jihâd, la lutte et l’effort. D’où l’enseignement du Prophète - paix et bénédictions sur lui - : « Le combattant (mujâhid) est celui qui lutte contre lui-même pour la cause de Dieu » [4]. C’est celui-là qui est un mujâhid car la guidée vers les sentiers de Dieu - à l’instar de la lutte armée dans le Sentier de Dieu - ne peut avoir lieu sans lutte. C’est pourquoi le combat armé lui-même n’est susceptible de recevoir l’Agrément divin qu’après la réalisation préalable de la guidée, qui ne se réalise qu’après l’effort sur soi, à moins que ton Seigneur décide de faire don à Son Serviteur sans raison apparente.

De nombreuses erreurs sont commises dans ce domaine ; il est des gens qui ont une mauvaise conception de l’effort sur soi et il en est d’autres qui s’arrêtent à l’effort sans atteindre les chemins. Le Très-Haut dit : « Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus de Dieu ! Par ceci, Dieu guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son Agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit. » [5] Les gens susmentionnés sont occupés par ce qu’ils croient être l’effort sur soi, mais ne parviennent pas aux chemins dont ils ne comprennent pas la nature correctement et qu’ils n’empruntent donc pas. Par ailleurs, il est des gens qui réussissent la transition entre l’effort sur soi et le cheminement, mais ne parviennent pas à la réalité de la piété. Aussi bien au plan de la compréhension, que de celui des facultés ou du cheminement, l’ignorance est l’origine du problème. Il est donc indispensable de bien comprendre les notions d’effort sur soi, de piété et de chemin. Ces questions sont intimement mêlées les unes aux autres tant en leurs prémices qu’en leurs fins : nombreux sont leurs recoupements. La connaissance de la piété fait partie intégrante de l’effort sur soi. La piété est en partie une conséquence de l’effort sur soi tout en faisant elle-même partie de l’effort sur soi. On pourra se référer au livre Jund Allâh Thaqâfatan wa Akhlâqan (Les Soldats de Dieu, leur culture et leur éthique) pour de plus amples détails à ce sujet.

Notre propos ci-après vise à dépeindre la notion d’effort sur soi dans ses principes généraux, permettant de débarrasser l’âme de ses maladies et de l’aider à réaliser toutes les dimensions de la santé morale. Nous présupposons que l’itinérant sur cette voie a préalablement assimilé le bagage nécessaire en matière de savoir, que bonne note en soit prise.

Le point de départ de l’effort sur soi est la foi en Dieu et en Son Unicité et la croyance que Muhammad - paix et bénédictions sur lui - est le Messager de Dieu. Le musulman natif d’un milieu musulman ne se rend pas nécessairement compte que cela fait partie de l’effort sur soi et, ce faisant, il commet une grave erreur. Car la chose la plus importante qui nécessite un effort sur soi est le franchissement du gouffre séparant l’infidélité et la foi, ou la revendication de la foi dans un milieu qui stigmatise la foi et qui raille les croyants. Le Très-Haut dit : « Et quiconque croit en Dieu, Il guide son cœur » [6]. Puis commence la deuxième étape de l’effort sur soi consistant à accomplir les obligations temporelles : prier à l’heure prescrite, jeûner pendant le mois de Ramadân, s’acquitter de l’aumône rituelle lorsque l’annuité échoit, accomplir le pèlerinage lorsque vient son temps et que l’individu en est capable, se marier lorsque les penchants sexuels sont forts et que l’individu en a la possibilité, soigner les transactions comme la vente ou la location conformément à la législation - si l’individu pratique ces activités -, entretenir les liens de parenté et être bienfaisant envers les parents, si les proches ou les parents existent, etc. Chaque individu a des obligations temporelles qui peuvent recouper les obligations d’autrui et qui peuvent en différer selon l’état et la situation de chacun, entre autres considérations. Il y a le malade qui ne peut jeûner ; dans sa situation, le jeûne n’est plus pour lui une obligation temporelle. Il y a celui qui ne possède pas d’argent ; celui-là ne doit pas s’acquitter de l’aumône légale. Il y a celui qui a perdu ses parents ; celui-ci n’a pas d’obligation en termes de bienfaisance envers les parents, mais il y a des choses recommandées dans sa situation.

Une fois que les obligations temporelles sont honorées, il est nécessaire d’observer les règles de bienséance du moment. Quelles sont les choses relevant de la bienséance le matin, la nuit et le soir ? Quelles bonnes manières doivent être observées pendant les voyages, les mariages, les banquets, l’emprisonnement, la participation à une assemblée, à l’école, dans un commerce, en promenade, dans les moments de bonheur et d’affliction ? Il s’agit là de considérations qui viennent compléter les obligations temporelles. En sus de l’observation et de l’accomplissement des obligations temporelles et des choses relevant de la bienséance du moment, il convient également de se retenir des interdits et des choses détestables que l’âme affectionne, ou que l’itinérant croise pendant son cheminement. Voilà un deuxième volet de l’effort sur soi.

Un troisième volet de l’effort sur soi porte sur les devoirs que l’individu s’impose au plan des œuvres surérogatoires comme la prière, l’aumône, le jeûne, la retraite spirituelle, le pèlerinage, les invocations, les mentions pieuses, la récitation du Coran. Rentrent dans ce cadre les stages spirituels, les invocations quotidiennes, autant de sujets que nous avons traités précédemment. Voilà pour le troisième volet.

Vient enfin le quatrième volet que l’on qualifie de piliers de l’effort sur soi.

Les auteurs qui ont traité des piliers de l’effort sur soi en ont dénombré quatre : l’isolement, le silence, les veillées et la faim. Nous en traiterons brièvement ci-après. Pour de plus amples détails, le lecteur peut se reporter aux ouvrages spécialisés comme le Ihyâ’ [7]. Puis vient le cinquième volet consistant à scruter l’âme et le cœur, à déceler leurs maux et les soigner et c’est là le dernier volet de l’effort sur soi et l’un de ses principaux fruits. Les deux derniers volets feront l’objet des développements ultérieurs et c’est sur eux que portent les écrits des nombreux auteurs qui ont traité de l’effort sur soi. Dans ce chapitre, nous nous contenterons de mentionner les piliers de l’effort sur soi. Dans le chapitre suivant, nous nous attarderons sur le traitement des maux.

Passons maintenant aux quatre piliers de l’effort, le premier pilier étant l’isolement.

P.-S.

Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Sa`îd Hawwâ, Tarbiyatunâ Ar-Rûhiyyah, éditions As-Salâm, cinquième édition, 1997, Le Caire. ISBN : 977-5286-20-6.
 
Les cérémonies du Hajj et de la `Umrah
Écrit par Nabil   
08-10-2012

 

 

 

Shahadt Ul Islam 04 

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Il est des prescriptions communes entre le Hajj et la `Umrah.

1. Le ihrâm

Comme nous l’avons déjà expliqué le ihrâm est l’assomption à un état de sacralisation physique et spirituelle. En pratique, l’homme doit accomplir ses ablutions avant de se rendre à la halte (mîqât) ou à la station où il entre dans cet état de sacralisation ; il doit en outre se parfumer et accomplir deux cycles de prière (rak`atayn).

Ibn `Abbâs rapporte qu’en atteignant Dhû Al-Hulayfah, halte réservée aux habitants de Médine, l’Envoyé de Dieu fit son ihrâm, accomplit deux cycles de prière et remonta sur son chameau.

Quant aux femmes ayant un flux sanguin (couches ou menstrues), on leur permet d’accomplir le ihrâm et tous les autres rites à l’exception de la circumambulation autour de la Ka`bah.

Dans l’état de ihrâm, le pèlerin est qualifié de « muhrim ». Il porte le vêtement du ihrâm composé de deux pièces d’étoffe non cousues, la première laissant l’épaule et le bras droits nus, le second couvrant le corps de la taille jusqu’aux mollets. On peut porter n’importe quelle étoffe sauf la soie. La première pièce s’appelle ridâ’, et la seconde izâr. La tête doit rester découverte bien que les personnes âgées et les infirmes puissent l’envelopper de quelque chose, en retour de quoi, ils doivent faire une expiation en donnant des aumônes aux pauvres. Le pèlerin doit porter des sandales sans couture, découvrant les chevilles. On peut mettre des souliers mais ils doivent également laisser apparaître les chevilles. Les femmes porteront leurs vêtements ordinaires, couvriront leur tête, ne laissant apparaître que le visage et les mains.

Le muhrim commencera alors par dire : « Labbayk allâhumma labbayk !, Me voici, ô Seigneur ! Me voici ! » Ainsi exprime-t-il son intention d’accomplir le Hajj, ou la `Umrah, ou les deux à la fois.

Actes défendus durant le ihrâm

Une fois en état de ihrâm, le pèlerin ne doit ni se raser, ni se couper les ongles, ni se laver, excepté pour faire les ablutions rituelles en rapport avec les diverses haltes du voyage. Il ne doit tenir aucun propos licencieux, ni commettre l’œuvre de chair, ni s’abandonner à la perversion, au vice, aux querelles, ou aux actes de violence. Dieu a défendu ces actes par le verset : « Le Pèlerinage a lieu en des mois définis, celui qui l’a entrepris doit s’abstenir d’amour physique, de perversité et de polémique. » [1]. Le muhrim n’a pas le droit de porter des chemises, des pantalons, des gants, des couvre-chefs : turbans, fez ou chapeaux. Les femmes au contraire peuvent porter les vêtements qu’elles désirent, mais ne peuvent pas mettre de gants, se voiler le visage, mettre du parfum, ni porter des robes qui ont été toutes ou partiellement teintées au safran.

Ajoutons que la chasse est interdite, pas plus que le muhrim n’est en droit d’accepter un animal tué à la chasse ou de l’acheter, ni même d’en manger. Mais le Prophète permet au muhrim de tuer les animaux et les oiseaux dangereux et nuisibles : corbeau, faucon, scorpion, rat et chien enragé. Les savants ajoutent à cette liste le lion, la panthère, le loup et le serpent.

 

 

 

 

 

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Des règles concernant le Hajj
Écrit par Nabil Yamani   
01-09-2012

 

 

Le Coran mentionne les rites que tout pèlerin est tenu d’accomplir : « Quiconque jouit de la `Umrah jusqu’au Hajj doit faire une offrande selon sa capacité. S’il n’en a pas les moyens, il devra jeûner trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit dix jours en tout. Ceci s’applique à ceux dont la famille ne réside pas dans l’enceinte sacrée. Observez les commandements de Dieu et rappelez-vous qu’il est terrible dans ses châtiments. » [1]

1) Ces rites appellent les trois règles suivantes :

a) Premièrement, le Musulman, qui désire accomplir la `Umrah et le Hajj mais veut se soulager des restrictions de l’état de sacralisation depuis la fin de son ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah jusqu’au ihrâm du Hajj, doit offrir au moins un mouton et au plus un chameau. Il ne doit pas l’offrir avant le ihrâm relatif au Hajj, ni dans la période entre la `Omrah et le Hajj. [2] En fait, il n’est qualifié de mutamatti` que lorsqu’il passe de la `Omrah au Hajj et pas avant.

b) S’il ne peut pas présenter une offrande, ou s’il en est empêché, il doit jeûner trois jours durant le Hajj, pendant qu’il est encore en état de sacralisation. Le jeûne doit commencer le huitième jour de Dhû Al-Hijjah et se poursuivre jusqu’à la fin de la station du Mont `Arafah.

S’il ne peut pas jeûner ces trois jours, il peut les remettre aux jours d’At-Tashrîq, auquel cas il doit jeûner trois jours avant de commencer le Tawâf Al-Ifâdah. Une fois revenu chez lui, le pèlerin doit jeûner sept autres jours ; ainsi il totalise dix jours de jeûne selon le verset du Coran cité plus haut.

c) Cette offrande ou ce jeûne remplace la période pendant laquelle il se libère du ihrâm en attendant le Hajj. Cette prescription ne s’applique pas aux habitants de La Mecque elle-même.

2) Si le muhrim se trouve en face de difficultés imprévues, il doit alors se soumettre à la teneur du verset précité. Parmi ces obstacles, on peut inclure la crainte de voir son chemin barré par l’ennemi. Cela arriva un jour au Prophète : accompagné de ses disciples, il quittait Médine, dans l’intention d’accomplir la `Umrah. Les infidèles lui barrèrent la route et il ne put continuer son chemin. Il sacrifia alors le chameau réservé à l’offrande, quita son état de sacralisation, se rasa la tête et retourna à Médine avec ses Compagnons [3].

Parmi les empêchements, on compte également l’incapacité physique résultant d’une maladie ou d’un accident, l’égarement sur le chemin, le manque de provisions pour continuer le voyage, l’incarcération ou un retard quelconque empêchant l’arrivée à la date prévue.

Dans tous ces cas, le muhrim doit présenter une offrande, se libérer de son ihrâm, retourner chez lui et remettre le Hajj à une autre date.

3) Si un muhrim est obligé de se faire raser la tête durant le ihrâm par suite d’une maladie du cuir chevelu ou d’un mal de tête très fort, il doit se conformer en cela aux ordres de ce fragment de verset : « Celui qu’une maladie ou une affection du cuir chevelu obligera à se raser, devra se racheter par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. » [4] Selon les instructions du Prophète, le muhrim doit jeûner trois jours ou offrir un sacrifice aux pauvres, ou nourrir six indigents.

4) Si pour des raisons de santé, une personne est obligée de mettre des vêtements cousus ou collants par peur du froid ou de la chaleur, elle doit suivre la règle qui est imposée au muhrim souffrant d’une maladie du cuir chevelu. Ainsi doit-elle jeûner trois jours, ou offrir un sacrifice ou nourrir six pauvres.

5) Le pèlerin boira de l’eau du puits béni de Zamzam, qui se trouve dans l’enceinte de la Maison Sacrée.

 
Termes ayant une signification particulière
Écrit par Cheikh Nabil   
28-08-2012

 

 

 

Le Pèlerinage

 

 

Avant de parler des rites du pèlerinage, il y a un certain nombre de termes qui ont besoin d’explication comme ihrâm, ifrâd, qirân, tamattu`.

Le ihrâm signifie littéralement "interdiction", et requiert l’abstention de choses qui sont habituellement licites. L’opposé de du ihrâm est le ihlâl.

Ifrâd, qirân, et tamattu`

Pour saisir la signification de ces termes, il est préférable de mentionner les différents rites de la `Umrah que sont le ihrâm, la circumambulation autour de la Ka`bah (tawâf), l’ambulation entre les collines d’As-Safâ et d’Al-Marwah (sa`y), avec soit la tête rasée soit les cheveux coupés. Avec ces prescriptions, le ihrâm (état de sacralisation rituel) relatif à la `Umrah est terminé et toutes les autres restrictions sont levées.

Quant au Hajj, les rites sont le ihrâm, la circumambulation autour de la Ka`bah, l’ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah, puis c’est la station (wuqûf) au mont `Arafât le neuvième jour de Dhû Al-Hijjah [1], le jet de cailloux le jour du sacrifice (dixième jour de Dhû Al-Hijjah), ainsi que les autres prescriptions que nous mentionnerons plus tard.

De ce qui précède, nous pouvons relever certaines différences entre le Hajj et la `Umrah. Les cérémonies du Hajj sont plus nombreuses que celles de la `Umrah. Alors que dans celle-ci le ihrâm se termine par l’ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah en ayant la tête rasée ou les cheveux coupés, le ihrâm pour le Hajj cesse après la station sur le mont `Arafât et l’accomplissement des rites du dixième jour de Dhû Al-Hijjah.

De plus, le Hajj se limite à des mois déterminés alors que la `Umrah peut être accomplie à tout moment de l’année.

Qu’arriverait-il si la `Umrah était accomplie durant les mois du Hajj ? L’individu a le choix d’appartenir à l’une de ces trois catégories : mufrid, qârin ou mutamatti`.

Si le pèlerin désire accomplir le Hajj seulement, il est qualifié de mufrid : cela signifie qu’il n’a pas l’intention de combiner la `Umrah avec le Hajj. Celui qui, dès le début, veut combiner les deux est qualifié de qârin. Ainsi la différence repose-t-elle ici sur l’intention première et non pas sur les rites observés que l’on soit mufrid ou qârin.

Mais il y a le cas de celui qui a l’intention d’accomplir d’abord la `Umrah. Il en accomplit alors tous les rites puis se libère du ihrâm. Il se dispense alors des restrictions imposées par l’état de sacralisation jusqu’au huitième jour de Dhû Al-Hijjah, date à laquelle il reprend le ihrâm en vue du Hajj. Une telle personne est appelée mutamatti`.

Le mutamatti` ne doit, en aucun cas, avoir déjà conduit sa bête destinée au sacrifice à la Ka`bah. Les trois cas sont illustrés par le témoignage de `Â’ishah - que Dieu l’agrée : « Nous avons accompagné l’Envoyé de Dieu lors de son Pèlerinage d’Adieu, dit-elle. Certains d’entre nous procédèrent au ihrâm et scandèrent « Labbayk » (Me voici Seigneur !) avec l’intention d’accomplir la `Umrah, d’autres avec la ferme intention de combiner le Hajj et la `Umrah, d’autres avec le désir d’accomplir le Hajj seulement

 
Ce dont on doit s’abstenir pendant le Ramadan
Écrit par Al-qarâfî   
21-07-2012

 

 

 

Quiconque jeûne doit s’abstenir de ce qui suit :

  1. Toute boisson, nourriture et rapports intimes depuis le lever jusqu’au coucher du soleil [1]. Dieu dit : "Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur ; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit". Le fil noir symbolise l’obscurité de la nuit et le fil blanc la lumière de l’aube. Tout musulman peut, durant la nuit, manger, boire ou avoir des rapports intimes avec son épouse. Il doit s’en abstenir depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil.
  2. Le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, prescrivit aux musulmans qui jeûnent d’autres interdictions, à savoir :

    a) l’obscénité du langage.

    Le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : "Pendant le Jeûne, vous ne devez pas vous laisser aller à des discours obscènes ou à des violences de langage. Si quelqu’un vous insulte ou vous cherche querelle, répondez-lui : "je jeûne, aujourd’hui".

    b) l’hypocrisie dans le langage et dans l’action.

    Le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : "Celui qui ne s’abstient pas d’être hypocrite dans le discours et dans l’action, Dieu ne veut point de son abstinence (i.e. de son abstinence alimentaire)".

    c) la médisance.

    Un jour, le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, entendit deux femmes qui jeûnaient médire sur une autre. Il dit : "Ces deux femmes s’abstiennent de ce que Dieu leur ordonne de faire, et font ce que Dieu leur défend de faire".

    d) le mensonge, la convoitise, le parjure, la calomnie sont aussi défendus.

    "Cinq actions rompent le jeûne : le mensonge, la médisance, la calomnie, le parjure et la concupiscence". Certains savants jugent que ces actions défendues rompent le jeûne. Ils s’appuient dans leur jugement sur les paroles, précédemment citées, du Prophète. Ils s’appuient aussi sur cette parole du Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui : "Il se peut qu’un homme ne récolte de son jeûne que la faim et la soif". Parmi ces savants, citons Ibn Hazm et Sheikh Mahmûd Shaltût, le recteur actuel d’Al-Azhar [2]. D’autres savants, croient que ces actions défendues ne rompent pas le jeûne, mais s’abstenir de les commettre rend le Jeûne plus complet.

 
Le ramadan wa Thawba
Écrit par Cheikh Nabil   
21-07-2012

 


رمضان والتوبة


" يَا بَاغِيَ الْخَيْرِ أَقْبِلْ وَيَا بَاغِيَ الشَّرِّ أَقْصِرْ " بهذا النداء الودود الشفيق ينادي مناد الله تعالى عند دخول أول ليلة من رمضان .. إنه نداء للإقبال على الله تعالى لعباد الله أجمعين : لمن كان منهم يريد الخير فهذا شهر الخيرات والفضائل ، فليقبل ويتزود من الخيرات ؛ ومن كان من العباد يبتغي الشر فالمنادي يقول له : أقصر .. أي : امتنع عن الشر .. اتركه .. تب إلى الله تعالى وأقبل عليه بقلب منيب ، فإنك في شهر الخير ، ولا يناسب أن تكون فيه مبتغيًا للشر .
إن كل شيء في رمضان يساعد من يريد التوبة على الإنابة والرجوع إلى الله تعالى ، فهو يجد فيه من العون ما لا يجده في غيره ، فالقلوب على ربها مقبلة ، وأبواب الجنان مفتحة ، وأبواب النيران مغلقة ، وأبواب الرحمة مفتحة ، وأسباب الشر مضيقة ، والشياطين ومردة الجن مصفدة ، وأنواع الطاعة من فروض ونوافل ميسرة ، وفيه تعتق الرقاب من النار ؛ وكل ذلك مما يعين المرء على التوبة والرجوع إلى الله ؛ روى البخاري ومسلم عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه و سّلّم قَالَ : " إِذَا جَاءَ رَمَضَانُ فُتِّحَتْ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ وَغُلِّقَتْ أَبْوَابُ النَّارِ وَصُفِّدَتْ الشَّيَاطِينُ " وفي رواية لمسلم : " فُتِّحَتْ أَبْوَابُ الرَّحْمَةِ وَغُلِّقَتْ أَبْوَابُ جَهَنَّمَ وَسُلْسِلَتْ الشَّيَاطِينُ " ، ورواه الترمذي وابن ماجة بلفظ : " إِذَا كَانَ أَوَّلُ لَيْلَةٍ مِنْ شَهْرِ رَمَضَانَ صُفِّدَتْ الشَّيَاطِينُ وَمَرَدَةُ الْجِنِّ ، وَغُلِّقَتْ أَبْوَابُ النَّارِ ، فَلَمْ يُفْتَحْ مِنْهَا بَابٌ ، وَفُتِّحَتْ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ ، فَلَمْ يُغْلَقْ مِنْهَا بَابٌ ، وَيُنَادِي مُنَادٍ : يَا بَاغِيَ الْخَيْرِ أَقْبِلْ ، وَيَا بَاغِيَ الشَّرِّ أَقْصِرْ ، وَلِلَّهِ عُتَقَاءُ مِنْ النَّارِ ، وَذَلكَ كُلُّ لَيْلَةٍ " ؛ وروى أحمد عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضي الله عنه قَالَ : لَمَّا حَضَرَ رَمَضَانُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه و سلّم: " قَدْ جَاءَكُمْ رَمَضَانُ شَهْرٌ مُبَارَكٌ ، افْتَرَضَ اللَّهُ عَلَيْكُمْ صِيَامَهُ ، تُفْتَحُ فِيهِ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ ، وَيُغْلَقُ فِيهِ أَبْوَابُ الْجَحِيمِ ، وَتُغَلُّ فِيهِ الشَّيَاطِينُ ، فِيهِ لَيْلَةٌ خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ شَهْرٍ ، مَنْ حُرِمَ خَيْرَهَا قَدْ حُرِمَ " .
إن الحديث عن التوبة حديث يتجدد مع يوم كل مسلم ؛ إنه حديث الفهم التام لطبيعة الإنسان والذي نجده في قول نبي الإنسانية صلى الله عليه و سلّم: " كُلُّ ابْنِ آدَمَ خَطَّاءٌ وَخَيْرُ الْخَطَّائِينَ التَّوَّابُونَ " .
وإذا كان الله عز وجل قد دعا عباده المؤمنين إلى التوبة الصادقة النصوح في كل زمان فقال : { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَصُوحًا } [ التحريم : 8 ] ، فإن التوبة في رمضان أولى وآكد ، لما ذكرنا من الأسباب التي تعين على التوبة .
فإن كان الحديث عن التوبة يحسن في كل حين ، لكن يطيب ذكره أكثر في رمضان ؛ لأنه موسم للرجوع والإنابة ، والنفوس تجد في هذا الشهر عونا على التوبة من الأخطاء والسيئات أكثر من غيره .
والتوبة النصوح هي الخالصة الصادقة التي تقع لمحض خوف الله وخشيته والرغبة والرهبة له سبحانه ؛ الجازمة التي تلم شعث التائب وتجمعه وتكفه عما كان يتعاطاه من الدناءات ؛ سئل عمر رضي الله عنه عن التوبة النصوح فقال : أن يتوب الرجل من العمل السيئ ثم لا يعود إليه أبدًا ؛ ولهذا قال العلماء : التوبة النصوح : هو أن يقلع عن الذنب في الحاضر ، ويندم على ما سلف منه في الماضي ، ويعزم على أن لا يفعل في المستقبل ، ثم إن كان الحق لآدمي رده إليه بطريقه .
ومنزلة التوبة - كما يقول ابن القيم رحمه الله : هي أول المنازل وأوسطها وآخرها ، لا يفارقه العبد ولا يزال فيه إلى الممات ، وإن ارتحل إلى منزل آخر ارتحل به واستصحبه معه ونزل به ؛ فالتوبة هي بداية العبد ونهايته ، وحاجته إليها في النهاية ضرورية ؛ كما أن حاجته إليه في البداية كذلك ؛ فقد قال تعالى : { وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ } [ النور : 31 ] ، وهذه الآية في سورة مدنية ؛ خاطب الله بها أهل الإيمان وخيار خلقه أن يتوبوا إليه بعد إيمانهم وصبرهم وجهادهم ، ثم علق الفلاح بالتوبة تعليق المسبب بسببه ، وأتى بأداة ( لعل ) المشعرة بالترجي ، إيذانًا بأنكم إذا تبتم كنتم على رجاء الفلاح ، فلا يرجو الفلاح إلا التائبون ... جعلنا الله منهم ؛ وقال تعالى : { وَمَنْ لَمْ يَتُبْ فَأُولَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ } [ الحجرات : 11 ] ، قسَّم العباد إلى تائب وظالم ، فليس ثَمَّ قسم ثالث البتة ، وأوقع اسم ( الظالم ) على من لم يتب ، ولا أظلم منه لجهله بربه وبحقه ، وبعيب نفسه وآفات عمله .ا.هـ .
وروى مسلم في صحيحه عَنْ أَبِي مُوسَى رضي الله عنه عَنْ النَّبِيِّ صلى الله عليه و سلّم قَالَ : " إِنَّ اللَّهَ عز وجل يَبْسُطُ يَدَهُ بِاللَّيْلِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ النَّهَارِ ، وَيَبْسُطُ يَدَهُ بِالنَّهَارِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ اللَّيْلِ ، حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِهَا "؛ فإذا كان ذلك في كل يوم ، فكيف برمضان ، الذي يصوم العبد نهاره ، ويقوم ليله .. فيكون أقرب إلى الله تعالى عبادة وأقرب قبولا لتوبته ؛ إنه فرصة عظيمة لا يضيعها عاقل .
وهكذا يجد المتأمل الناس في رمضان على حال من الطاعة أفضل من غيره ؛ فالمساجد ممتلئة بالمصلين ، ومجالس العلم تزدحم بالمستمعين ، ومقارئ القرآن يكثر فيها التالون ، كما يجد الذاكرين والقارئين لكتب العلم ... إلى غير ذلك من المظاهر التي تدل على رجوع هؤلاء إلى الله ... ثبتنا الله وإياهم .
إلا أننا نجد تفاوت الناس في الاستمرار على هذه الحالة ، وتطويع النفس عليها على الدوام : فمن الناس من يرجع إلى ما كان عليه قبل رمضان - من ترك الواجبات ، وفعل المحرمات - عندما يرى هلال شوال ؛ وهذا الصنف يحتاج إلى مراجعة شديدة للنفس ؛ وتقوية لإرادة الخير ، ومجاهدة لنفسه وللشيطان .. إن كان يريد النجاة ! ويقال لهؤلاء : إن رمضان محطة للتزود ، ووسيلة لتربية النفس في رمضان وبعد رمضان ، وبئس القوم لا يعرفون الله ويخشونه إلا في رمضان .
ولهذا الصنف يقال أيضًا : اتق الله تعالى ، فإنك لله عبد في رمضان وفي غيره ، وعليك أن تقوم بحق العبودية حتى يأتيك الموت ؛ قال الله تعالى : { وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ } [ الحجر : 99 ] ؛ فليست النجاة في أن تتوب لأيام ، إنما النجاة في أن تتوب على الدوام : { إِلَّا مَنْ تَابَ وَآمَنَ وَعَمِلَ عَمَلاً صَالِحًا فَأُولَئِكَ يُبَدِّلُ اللَّهُ سَيِّئَاتِهِمْ حَسَنَاتٍ وَكَانَ اللَّهُ غَفُورًا رَحِيمًا } [ الفرقان : 70 ] .
وصنف آخر من الناس يستمر على الطاعة بعد رمضان مدة ، لكنه يضعف عن المداومة ، ولعله يستجيب لتزيين الشيطان له فعل المعصية ، أو يطاوع رفقة سوء كان يصحبها ، فيعود إلى بعض ذلك ، ويقال لهؤلاء : اتقوا الله ، ولا تنقضوا توبتكم ، ولا تبطلوا أعمالكم ، واعلموا أن التوبة تتجدد ، فجددوا توبتكم ، واتركوا مصاحبة الأشرار ، واحرصوا على مصاحبة الأبرار ، يعينوكم على صدق التوبة ، فتكون النجاة بإذن الله الغفار .
وصنف ثالث ، وهم الأخيار الذين وفقهم الله لتزكية نفوسهم في رمضان ثم واصلوا تزكيتها ، وداموا على توبتهم ، و { إِذَا مَسَّهُمْ طَائِفٌ مِنَ الشَّيْطَانِ تَذَكَّرُوا فَإِذَا هُمْ مُبْصِرُونَ } [ الأعراف : 201 ] ، فتابوا وأنابوا واستغفروا وجددوا عزمهم على الطاعة ، فهم في جهاد دائم لأنفسهم وللشيطان حتى يلقوا ربهم .
فاربأ بنفسك - أيها القارئ - أن تكون من الصنفين الأولين ؛ بل اجعل من رمضان فرصة لتزكية نفسك طيلة أيامك ومدة حياتك ؛ فالله تعالى يقول : { قَدْ أَفْلَحَ مَنْ زَكَّاهَا } [ الشمس : 9 ] ، أي : طهرها من الذنوب ورقاها بطاعة الله ، وعلاها بالعلم النافع والعمل الصالح ؛ وإياك وتدنيس نفسك الكريمة بالرذائل ، واستعمال ما يشينها ويدسيها ، فالله يقول : { وَقَدْ خَابَ مَنْ دَسَّاهَا } [ الشمس : 10 ] ، أي : أخفاها في مزابل المعاصي ، وأمات استعدادها للخير بالمداومة على اتباع طرق الشيطان وفعل الفجور .
إن رمضان فرصة عظيمة للتعود على الطاعة ثم الثبات عليها .. إنه فرصة عظيمة للصدق مع الله تعالى في أيامه ولياليه ، ومداومة الصدق بعد ذلك حتى ينال الصادق ما أعده الله للصادقين ؛ { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ } [ التوبة : 119 ] ؛ إن هذه الآية جاءت مع آية توبة الله تعالى على الثلاثة الذين خلفوا ... إنهم كانوا صادقين ، فقال الله تعالى : { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ } ؛ اللهم اجعلنا من الصادقين .

 
 
La confluence de la "jurisprudence des minorités" et le fractionnement de l’islam n’est nullement un
Écrit par Cheikh Nabil   
11-01-2012

 

 

 

À l’heure où les grandes têtes de la colonisation culturelle dans le monde ourdissent des plans pour fractionner l’islam universel et unique en de multiples " islams" régionaux — par conséquent, différents et antagonistes — s’élèvent et se succèdent les voix appelant à l’établissement de ce qu’ils appellent "la jurisprudence des minorités" [fiqh al-aqalliyyât] qui serait un habillage islamique convenable à l’islam en croissance en Occident — avec ses deux pôles américain et européen — à la différence de « l’autre islam », répandu dans les pays musulmans de façon générale.

Je demandai : Quelles sont les références et fondements dont émanerait cette "jurisprudence des minorités" ?

On me répondit : Ils sont nombreux ? : la règle des intérêts généraux [qâ`idat al-masâlih], le fait que les nécessités levent les interdits, la difficulté entraîne l’allègement [al-mashaqah tajlib at-taysîr] et le verset "et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion".

Je dis : Mais ces références ne sont guère spécifiques aux musulmans vivant en Europe ou aux Etats-Unis. Ce sont des références d’une jurisprudence islamique universelle non liée à une terre donnée et elles n’ont jamais été la base de ce que vous appelez « la jurisprudence des minorités » spécifiquement. En effet, dès lors qu’il y a une « nécessité » dans son acception juridique bien connue, l’interdit qui l’a occasionnée est levé ; chaque fois que la difficulté excède la limite supportable, la dérogation juridique afférente est appliquée et chaque fois que deux intérêts s’opposent sur l’échelle des finalités juridiques, l’intérêt le plus prioritaire est retenu. Nous ne trouvons dans le Coran ni dans la Sounnah, ni dans les paroles de l’un des Imams de la Shari`ah (legislation) islamique que ces références sont spécifiques à la condition des minorités vivant dans les terres de mécréance alors qu’il ne serait pas licite pour les autres musulmans dans le monde islamique d’y recourir et de s’y référer.

On me rétorqua : Les nécessités, dont émane le besoin insistant pour une jurisprudence spéciale à ces régions, proviennent du fait qu’ils se trouvent dans des sociétés non-islamiques, avec des caractéristiques bien distinctes de celles des sociétés islamiques !

Je dis : Quel est cet islam qui établit que la seule présence d’un musulman en terre de mécréance est considéré comme une nécessité légitimant une jurisprudence islamique spécifique pour le mettre en harmonie avec les courants de mécréance, de débauche et de désobéissance ?! Pourquoi donc Allâh a-t-Il institué et ordonné l’émigration de la terre de mécréance vers la terre d’islam dès lors qu’il devient impossible pour le musulman d’y appliquer les commandements de l’islam. Le Messager d’Allâh et ses compagnons n’eussent-ils pas séjourné au sein des polythéistes mecquois en se basant sur ce qu’ils ignoraient et que vous appelez « la jurisprudence des minorités » ?

Et si la seule présence des musulmans dans la terre de mécréance est une source de nécessité justifiant l’innovation d’une nouvelle jurisprudence adaptée à l’état de cette terre et ceux qui y vivent, quels sont alors les gens visés par cette Parole d’Allâh — Exalté et Glorifié ? :

Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : ‹Où en étiez-vous ?› (à propos de votre religion) — ‹Nous étions impuissants sur terre›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?› Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! [1]

Nous étions optimistes et pensions que la croissance du nombre des musulmans en Occident, avec leur attachement à l’islam et l’alignement sur ses lois, dissoudrait la civilisation occidentale déviante dans le courant de la civilisation islamique.

Toutefois, aujourd’hui, avec l’appel insistant à ce qu’ils appellent « la jurisprudence des minorités », nous savons que nous sommes menacés par l’opposé de ce qui était l’objet de notre optimisme ? : nous sommes menacés par la dissolution de l’islam dans le courant de la civilisation occidentale déviante, dissolution garantie par cette « jurisprudence ».

Que les apôtres de cet appel — qui nous est étranger — craignent Allâh et qu’ils sachent que le fruit de cet appel est la réalisation de ce qui est ourdi contre l’islam aujourd’hui, à savoir sa transformation en « islams régionaux et variés ». Nous disposons dans les nombreuses académies juridiques de notre monde arabe et islamique de quoi nous dispenser d’inventer des références particulières, spécifiques à cette nouvelle « jurisprudence » islamique que la législation islamique n’a jamais connues.

 
Eléments importants constitutifs de la sincérité
Écrit par Al-qarâfî   
14-12-2011

 Mercredi 14/12/2011

Ces paroles indiquent des éléments importants constituant la vérité de la sincérité. Citons-en quelques-uns :

Celui qui est sincère est préoccupé par le Regard du Créateur et non pas celui des créatures. En effet, ces derniers ne le mettent aucunement à l’abri du Jugement d’Allâh. Al-Fudayl Ibn `Iyâd disait : " Œuvrer pour les gens c’est de l’associationnisme, délaisser l’œuvre pour les gens c’est de l’hypocrisie, la sincérité c’est qu’Allâh te préserve des deux".

Doivent être égaux l’apparence de la personne sincère et son for intérieur [tin], ce qu’il fait publiquement et ce qu’il fait secrètement. Son apparence ne peut être signe de vertu alors que son intérieur est une ruine de vices, son apparence ne peut être plus douce que le miel alors que son intérieur est plus amer que la coloquinte. As-Sirrî As-Saqtî disait : "Quiconque s’embellit devant les gens par des attributs qu’il ne possède pas, son estime chute auprès d’Allâh Exalté soit-Il".

L’éloge des gens et leur médisance deviennent égales aux yeux de la personne sincère. On dit : "Ne t’en fais pas si les gens te médisent alors que ton éloge est faite auprès de Dieu".

Il ne regarde pas sa sincérité car l’orgueil peut s’infiltrer dans son cœur et c’est alors que son orgueil l’anéantira. C’est pourquoi les gnostiques ont insisté sur le devoir de ne pas regarder (avec satisfaction) les œuvres, si bien qu’Abû Ya`qûb As-Sûsî dit : "Chaque fois qu’ils voient dans leur sincérité la perfection, leur sincérité a besoin de perfectionnement ! ". Abû Bakr Ad-Daqqâq a dit : " L’imperfection de tout homme sincère vient du fait qu’il regarde sa sincérité. Si Allâh Exalté soit-Il veut purifier sa sincérité, il fait disparaître de sa sincérité son observation de sa sincérité. Il est désormais plus que sincère [mukhlis], il est élu [mukhlas]". Abû `Othmân Al-Maghribî disait : la sincérité c’est la chose où l’ego n’a aucune part, telle est la sincérité des gens du commun. Quant à la sincérité de l’élite c’est ce qui leur arrive sans être leur fait : on les voit accomplir les œuvres pies, alors qu’ils sont absents à elles, qu’ils ne les voient pas, et qu’ils ne les considèrent pas. Telle est la sincérité de l’élite".

Cela signifie qu’ils sont absents à leur ego, leurs œuvres et leur sincérité, par l’anéantissement et l’annihilation [al-fanâ’], si bien qu’ils n’ont vu qu’Allâh Exalté soit-Il qui les a élus pour sa religion et ils Lui ont voué une totale sincérité dans la religion.

Parmi les éléments de la sincérité citons aussi le fait de ne pas être assuré d’être rétribué pour les œuvres le Jour du Jugement. En effet, la personne sincère redoute que des impuretés liées à l’ego lui aient échappé et se soient mêlées à l’œuvre qui risque alors de ne pas être agréée par Allâh. Allâh a dit : "Allah n’accepte que de la part des pieux". Les œuvres, aussi grandes soient-elles, ne peuvent contrebalancer le moindre bienfait d’Allâh qu’Il a accordé à Son serviteur. Aussi, le fait d’être guidé vers l’œuvre pie vient d’Allâh, à Lui revient le bienfait au commencement et à la fin. Ainsi, la personne sincère ne considère pas le salaire comme dû pour son œuvre pie, elle la considère plutôt comme un bienfait supplémentaire d’Allâh. Le Prophète, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, disait : « "Nul d’entre vous n’entrera au paradis par son œuvre", on dit : " Toi non plus ô Messager d’Allâh ? ", il dit : "Moi non plus, à moins qu’Allâh m’englobe dans Sa Miséricorde" » . [1]

Craindre que l’hypocrisie ou la passion ne s’infiltre dans le cœur, sans que l’on ne s’en aperçoive, car le shaytân [démon] a des passages invisibles et tordus qui lui permettent de pénétrer l’âme. Il a désespéré de pouvoir entraîner le croyant vers les péchés apparents c’est pourquoi il déploie tous ses efforts pour l’entraîner dans les péchés intérieurs. Ces derniers lui permettraient d’annuler les œuvres de culte et les œuvres par lesquelles le croyant pensait rechercher l’Agrément d’Allâh et la réussite dans l’Au-delà. C’est pour cela que Sahl a dit : "Ne connaît la vérité de l’hypocrisie qu’une personne sincère", comme elle redoute l’hypocrisie, elle l’observe et la guette, elle en connaît les labyrinthes et les portes d’entrée. Une telle personne ne se ment pas et n’embellit pas ses mauvaises œuvres afin qu’elles deviennent bonnes à ses yeux.

C’est pour cela que la sincérité est dure et les gens sincères sont peu nombreux. À ce sujet, Sahl a dit : "Les gens disant "lâ ilâha illâ Allâh" (il n’y a de divinité sauf Allâh) sont nombreux ", mais les sincères sont peu nombreux parmi eux". Les éléments que nous avons énumérés sont la base de la parfaite sincérité. Heureux sont ceux qui les réunissent tous, mais ceux-là sont peu nombreux. La part du musulman dans la sincérité se mesure à sa part dans ses éléments

 
L’Hégire
Écrit par Al-qarâfî   
27-11-2011

 

Les Quraysh redoutaient beaucoup que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — émigre à Yathrib. Les musulmans y étaient devenus tellement nombreux qu’ils commencaient à y avoir la main haute, notamment avec l’arrivée des émigrants de la Mecque.

Si le Prophète — paix et bénédictions sur lui — les rejoignait, il n’était pas exclu que les musulmans attaquent la Mecque ou qu’ils coupent la route à son commerce caravanier vers la Syrie. Si les Quraysh le retenaient à la Mecque et l’empêchaient d’émigrer, les musulmans se révolteraient probablement et penseraient attaquer la Mecque en vue de libérer leur prophète. S’ils le tuaient, les Banû Hâshim et les Banû Al-Muttalib se soulèveraient et chercheraient à le venger, ce qui menace d’une guerre civile aux conséquences inconnues...

Les chefs de la Mecque se réunirent donc à Dâr An-Nadwah pour discuter de cette affaire. Ils s’accordèrent unanimement sur l’idée de choisir un jeune homme robuste de chaque tribu à qui ils donneraient une épée tranchante. Tous ensemble ces jeunes élus frapperaient Muhammad comme un seul homme de manière à ce que la vengeance contre un grand nombre de tribus devienne impossible. Dans ce cas, les Banû Hâshim et les Banû Al-Muttalib n’auraient plus qu’à accepter le prix de sang. Les Quraysh pourraient enfin se reposer et la Mecque retrouverait son prestige et son unité.

Par ailleurs, Abû Bakr s’apprêtait à émigrer lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui dit : « Patience ! J’espère avoir la permission [d’émigrer] prochainement. » Abû Bakr demanda : « L’espères-tu vraiment ? » Le Prophète répondit par l’affirmative. Abû Bakr reporta alors son voyage afin d’accompagner le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. De même, il se chargea quatre mois durant de nourrir de feuilles d’acacia deux chamelles qu’il possédait. [1]

Allâh — Exalté soit-Il — informa Son Messager — paix et bénédictions sur lui — du complot que préparaient les Quraysh pour l’assassiner et lui donna l’autorisation d’émigrer. `Â’ishah — qu’Allâh l’agrée — raconte à cet effet : « Pas un jour ne passait sans que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ne vienne rendre visite à Abû Bakr à l’une des deux extrémités du jour. Quand il fut autorisé à émigrer, nous eûmes peur en le voyant arriver à midi. Quand Abû Bakr fut informé de la visite du Prophète, il dit : “Seule une affaire importante pousserait le Prophète — paix et bénédictions sur lui — à venir à cette heure.” Aussitôt que le Prophète le vit, il lui dit : “Fais sortir les gens se trouvant chez toi !” Abû Bakr répondit : “Ô Messager d’Allâh ! Il n’y a que mes deux filles.” Le Prophète lui demanda : “As-tu su qu’il m’a été permis de sortir ?” Abû Bakr répondit : “La compagnie ô Messager d’Allâh !” Le Prophète acquiesça : “La compagnie !” Abû Bakr dit : “Ô Messager d’Allâh, j’ai préparé deux chamelles pour le voyage, prends-en une !” Le Prophète répondit : “Je la prends contre son prix...” » [2]

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et Abû Bakr louèrent les services d’un guide chevronné des Banû Ad-Dîl. Sentant qu’ils pouvaient lui faire confiance, ils lui laissèrent leurs chamelles et lui donnèrent rendez-vous dans trois nuits, à la grotte de Thawr. [3]

Par ailleurs, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ordonna à `Alî Ibn Abî Tâlib de se coucher dans son lit et de se couvrir par son manteau. Il lui dit : “`Alî, il ne t’arrivera aucun mal.” . Puis, il lui commanda de rester à la Mecque trois jours après son départ afin de retourner en son nom les dépôts à qui de droit.

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Le vrai musulman,le seul qui puisse hériter la Terre
Écrit par Cheikh Nabil   
15-11-2011

 

المسلم الحق يرث الأرض

 

يمر العالم الإسلامي في الآونة الأخيرة بأحلك الفترات تأزمًا على مر التاريخ، من حيث الاعتقاد والأخلاق والمنهج الفكري والمعرفة والصناعة والعادات والتقاليد والأوضاع السياسية والاجتماعية.

لقد نجح المسلمون ردحًا من الزمان، في تأسيس حضارة عظمى وإدارة مُثلى تَحار دونها العقول، لمّا كانوا أكثر أهل الأديان تمسكًا بحقائق الدين، وأشدَّ أهل الأرض التزامًا بفضائل الأخلاق، وأوثقَ مجتمعات المعمورة أعرافًا وتقاليد، وأسمى أبناء البسيطة نُظُمًا فكرية وأنماطًا معرفية، وأكثر أمم العالم قدرةً على قيادة الأرض لما يتمتعون به من أفق سياسي واسع ونظر اجتماعي عميق.. لقد أحيوا دينهم بمثالية عالية لا خلل فيها، وسموا بأخلاقهم إلى حد الكمال، وتمثلوا برؤية علمية فريدة، وتجاوزوا الزمان الذي عاشوا فيه سبّاقين له متقدمين عليه، واعتمدوا على الركائز الثلاث -الإلهام والعقل والتجربة- مستوعبين لمضامينها مستثمرين لمعانيها.. ومن ثم وُفّقوا إلى أن يوسعوا إدارتهم من جبال "بيرينيه" إلى المحيط الهندي، ومن قازان إلى الصومال، ومن بُواتييه إلى سد الصين... وبينما كانت البشرية تتخبط في أحلك عصور الظلام، فقد أتاحوا للشعوب التي عاشت تحت رعايتهم وفي ظلال حمايتهم، إمكانية التنعم بحياة كريمة تضاهي تلك الأنظمة المرسومة في "المثاليات" وجعلوا الدنيا بعدًا من أبعاد الجنة. فتح الله كولن

ومن المؤلم حقًّا، أن هذا العالم لما ابتعد عن المقومات التاريخية والقيم الإسلامية التي نهضت به قرونًا طويلة، فوقع أسيرًا في أغلال الجهل والرغبات البدنية والجسمية والانحلال الأخلاقي والخرافات.. انحدر إلى مهاوي الظلام والخسران، وانساق من انهيار إلى آخر.. مُهانًا تحت الأقدام، مبعثرًا كحبات مسبحة انفرط عقدُها أو كصفحات كتاب سُلّ خيطُه.. مزلزَلاً بجدل عقيم، مقصومَ الظهر بتفرق لا حد له.. مشدوهًا متحيرًا يتغنى بأناشيد الحرية وهو يعاني من أسرٍ أودى به إلى أشد أنواع الخزي والعار.. أنانيًّا يختال بنفسه رغم أنه بلا هوية.. أعلن العصيان على الله ورسوله متذرعًا برفض الثوابت التي يحظر المساسُ بها، فوقع فريسة في مخالب ثوابت أخرى بَئس بها أيما بؤس.

بيد أن هذه الفترة العصيبة المتأخرة لم تدم أمدًا بعيدًا، رغم كثرة جهود "الأربعين حراميًّا" في الخارج، وحفنة من الأخِسّاء في الداخل. وما زال المسلمون الذين يشكلون خمس البشرية اليوم، يخوضون كفاحًا من أجل انبعاث جديد في بقاع الأرض كافة، ويناضلون للفكاك من عهد هذا الأسر اللعين. وإن ما لاقوه من مصائب واعترضهم من نكبات صباح مساء لا سيما في العقود الأخيرة، قد أثمر لديهم طاقة ميتافيزيقية دافعة وفرارًا إلى الله وشحذًا لعزيمة الكفاح.

إن توافق روح الإسلام مع طبع الإنسان، ودفعه له نحو الرقيّ المادي والمعنوي، وانفرادَه بمكانة لا تُدرَك في الموازنة بين الدنيا والعقبى.. هذا كله جعلَنا –حتى في أحلك المراحل ظلمة- نتنسّم عبَقَ معاني "الحقُّ يعلو ولا يُعلَى عليه"، ونفتح أعيننا ونغمضها على حقيقة (وَالْعَاقِبَةُ لِلْمُتَّقِينَ) (الأعراف:128)، ومن ثم فإننا لم نقع في اليأس والقنوط البتة. وأنّى ذلك ونحن نشاهد من الآن، تسارعًا مطردًا في التوجه إلى الإسلام من غالب فئات البشر، ناهيك عن أن الإسلام تصدّر مكانة عالية في دائرة واسعة امتدت من أمريكا إلى آسيا، ومن الدول الإسكندنافية إلى أستراليا.

واليوم، يدخل في دين الإسلام في كل أنحاء العالم مئات الآلاف من الناس كل سنة، ويلوذون بنور القرآن مع أنهم على يقين بأن مصيرهم إلى الجوع والفقر، ولم تَحظَ الكنيسة بعُشر ما حظي به الإسلام من القبول والاستحسان، رغم كثرة الفعاليات المذهلة لمختلف المذاهب النصرانية والمنظمات التنصيرية.

إن منتهى آمالنا أن نعيش في مستقبل قريب جدًّا -إن لم نُخلِف عهدنا مع الله تعالى- معاني سورة النصر بجمالها وجلالها كرة أخرى.. وأن ترفرف تحت مظلة الإسلام راياتُ الإيمان والأمن والأمل، وبالتالي الأمان والاطمئنان مرة أخرى في شتى بقاع الأرض من أمريكا إلى أستراليا، ومن دول البلقان إلى سد الصين، ومن أوربا إلى مجاهيل إفريقيا، وأن تتعرف البشرية في الأرض كلها على نظام عالمي جديد يفوق الخيال، وأن ينتفع كل إنسان من تلك النسائم الجديدة بقدر ما تتسع له قابلياته وعالمه الفكري.

 

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Aid al Adhâ
Écrit par Al-qarâfî   
05-11-2011

 

عيدكم مبارك و كلّ عام و أنتم بخير 

 

Ce vendredi 28 octobre 2011 est le premier jour du 12e mois lunaire qui est celui du pèlerinage (Dhou Al Hijja) à La Mecque. Par conséquent, pour l'année 2011/1432 le jour de l'Aid Al-Adha (10 Dhou Al Hijja 1432 de l'hégire) sera le dimanche 6 novembre 2011.

Cette fête qui est plus qu'un simple événement religieux est l'occasion pour se rencontrer avec la famille et les proches, elle est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux. La tradition veut qu'un tiers de la viande soit donné aux pauvres. Cette tradition très populaire commémore le geste de notre prophete Ibrahim (Abraham) -pbsl- qui s’apprêtait à sacrifier son fils Ismaël sur ordre du bon Dieu qui substitua finalement une bête à la place de l’enfant.

A cette occasion l'Association Musulmane des Ulis (ACMU 91) présente ses meilleures voeux à l'ensemble de la communauté musulmane et rappele l'importance du jeûne des neuf premiers jours de ce mois lunaire

 

La prière sera a la mosquée sonacotra a 9h00 in châa Allâh.

 
Le Merite du jour de Arafa
Écrit par Al-qarâfî   
03-11-2011

 

يوم عرفة

 

فضل يوم عرفة

 

ما زلنا في بحبوحة الأيام المباركة أيام عشر ذي الحجة ، و التي يتوجها يوم عرفة ، حيث يجتمع وفد الرحمن إلى بيته المعظم في صعيد عرفات وعلى جبل الرحمة ، يهللون ويلبون ويكبرون ، الرجال والنساء الأغنياء والفقراء ، ذوو الجاه وعامة الناس ، العربي والأعجمي ، كلهم يقفون في ذلك الصعيد الطاهر، وقد تسربلوا بالعبودية الخاشعة المتبتلة لربهم الواحد تبارك وتعالى ، في مشهد جليل تنطلق فيه أصواتهم المتهدجة بالبكاء تبث شكوى قلوبهم ، ورجاء نفوسهم ، لمَن يملك وحده أن يُفرِّج الكرب ، وأن يغفر الذنب ، وأن يعطي السؤال ، فهو الرب الواحد الأحد القادرُ على كل شيء مالكُ الملك الرحمنُ الرحيم فبشراكم حجاج بيت الله الحرام بذلك اليوم الأغر ، وما أعدَّ الله لكم فيه ، ونسأله عز وجل أن يُشركنا في دعائكم وفي فيوضات الرحمة المتـنـزلة عليكم فرحمة الله واسعة لا يحدها حد لأنها رحمة الكريم الذي لا يُنقِص ملكَه عطاء. 

ولقد أحببنا أن أنقل لكم بعضاً مما جاءنا من حديث مبعوث العناية الإلهية رسولنا المصطفى صلى الله عليه وسلم في فضل يوم عرفة .

فعن طلحة بن عبيد الله بن كريز ، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال :( ما رئي الشيطان يوماً هو فيه أصغرُ ، ولا أدحرُ ، ولا أحقرُ ، ولا أغيظُ منه في يوم عرفة ، وما ذاك إلا لما يرى فيه من تنزل الرحمة ، وتجاوز الله عن الذنوب العظام ، إلا ما رئي يوم بدر ، فإنه رأى جبريل يزعُ الملائكة )  رواه مالك والبيهقي .

وعن أبي هريرة رضي الله عنه ، عن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال : (إن الله يباهي بأهل عرفات أهل السماء ، فيقول لهم : انظروا إلى عبادي جاؤوني شعثاً غبراً ) رواه أحمد وابن حبان .

وإذا كان أهل عرفات يفوزون بتلك العطايا فما حال مَن لم يستطع أن يكون معهم ؟ والجواب هو كما أخبر الصادق المصدوق صلى الله عليه وسلم في الحديث الذي يبين فيه أن الرحمة حينما تنزل على أهل عرفة ُتفرَّق بعدهم في أهل الأرض فتقع على كل تائب ممَن حفظ لسانه ويده .

فعن عبادة بن الصامت رضي الله عنه ، قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم يومَ عرفة : ( أيها الناس إن الله عز وجل تطوَّل عليكم في هذا اليوم ، فغفر لكم إلا التبعات فيما بينكم ، ووهب مسيئكم لمحسنكم ، وأعطى لمحسنكم ما سأل فادفعوا باسم الله . فلما كان بجمع قال : إن الله عز وجل غفر لصالحكم ، وشفَّع صالحيكم في طالحيكم تنزل الرحمة فتعمهم ، ثم تُفرَّق الرحمة في الأرض فتقع على كل تائب ممن حفظ لسانه ويده ، وإبليس وجنوده على جبال عرفات ينظرون ما يصنع الله بهم ، فإذا نزلت الرحمة دعا إبليس وجنوده بالويل والثبور ) رواه الطبراني في الكبير .

فيا إخوتي في كل مكان من هذه الأرض ممن لم يُكتب له الحج في هذا العام ، لنغتنمْ هذه الأيام المباركات وخاصة يوم عرفة ولنستشعرْ وكأننا مع أهل عرفات نلبي وندعو ، فما حاجتنا للمغفرة والرحمة بأقلَّ من حاجتهم ، وما ربنا سبحانه وتعالى بأسمعَ لدعائهم من دعائنا طالما اتجهنا إليه بصدق وإخلاص وهو الذي أطمعنا بالاستجابة فقال تبارك وتعالى : ( وقال ربكم ادعوني أستجب لكم ، إن الذين يستكبرون عن عبادتي سيدخلون جهنم داخرين ) .

أفلا يستطيع الواحد منا أن يجمع أهله وأولاده أو إخوته وأن يجلس معهم ساعة من نهار عرفة وخاصة قبيل المغيب ، فيذكرون الله ويستغفرونه ، ويدعونه ويُلحون عليه في الطلب , فما أحوجنا إلى التوبة والمغفرة والغيث والعون ، ولكل منا حاجات ومطالب فليضعْها على أعتاب الربِّ الكريم الذي قال في الحديث القدسي : ( يا عبادي لو أن أولكم وآخركم ، و إنسكم وجنَّكم قاموا في صعيد واحد فسألوني فأعطيت كل إنسان مسألته ما نقص ذلك مما عندي إلا كما ينقص المِخيط إذا أُدخل البحر ) رواه مسلم.

نسأل الله سبحانه أن يتقبل منا جميعاً حجاجاً ومقيمين ، وأن يكتب لنا حجَّ بيته الحرام في العام القادم ، وأن يعطي كلاً منا مسألته إنه تبارك وتعالى وليُّ كلِّ خيرٍ والقادرُ عليه .

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Le pèlerinage à la maison sacrée d’Allah
Écrit par Al-qarâfî   
23-10-2011


Introduction

Conditions obligatoires du Hadj

Fondements,devoirs et Sunna du Hadj

Le Hadj dans le détail

Les différentes formules du Hadj

Résumé

Le Hadj dans le Coran

 
 

Introduction

Le pèlerinage à la maison sacrée d’Allah

Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer des paroles obscènes, ni commettre des actes indécents,sort de son pèlerinage aussi innocent que le jour de sa naissance» (Al-Bukhârî et Muslim)

« La visite sainte (petit pèlerinage) (‘Umra) est un acte expiatoire des péchés. Le pèlerinage sincère ne peut être récompensé que par le Paradis» (Al-Bukhârî et Muslim)
 

Conditions obligatoires du Hadj


Le Hadj cinquième pilier de l’Islam, n’est obligatoire pour la personne que si toutes les conditions suivantes sont réunies (en même temps) :
*Etre libre.
*Etre pubère:l’enfant (non pubère) n’est pas astreint au pèlerinage. Si l’impubère effectue un pèlerinage, celui-ci est valable, mais est compté seulement comme un pèlerinage surérogatoire : il demeure astreint au pèlerinage obligatoire losqu’il atteindra la puberté.
*Jouir de ses capacités mentales (ne pas être fou).
*La possibilité de s'y rendre: il s'agit de la possibilité d'y arriver sans peine immense. Cela inclut la sécurité de la route évitant la perte de la personne ou des biens...
*Quant à la femme elle doit remplir une autre condition qui consiste à être accompagnée de son mari ou d'un parent proche (homme) dont son mariage avec elle est illicite (Mahram), pour veiller sur elle. Sinon, elle doit être en compagnie sûre (groupe de personnes digne de confiance: ce groupe sûr peut être composé d'hommes, de femmes ou des deux à la fois).

Ceux qui permettent à la femme de faire le pèlerinage obligatoire sans la compagnie d'un proche parent [une vision chez les shafiites] se référent au Hadith authentique: rapporté par 'Addî Ibn Hâtim selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) dit :" un jour viendra où la femme musulmane voyagera de Hîra (en Iraq) à la Mecque sans compagnie, car elle n'aura peur de rien (sécurité), puisque toutes ces contrées seront musulmanes"
واستدلوا بحديث عدي بن حاتم الطائي ، وفيه: أن النبي صلى الله عليه وسلم قال له: "هل رأيت الحيرة؟ قلت: لم أرها، وقد أنبئت عنها. قال: فإن طالت بك حياة لترين الظعينة ترتحل من الحيرة حتى تطوف الكعبة لا تخاف أحداً إلا الله... الحديث" رواه البخاري

La femme ne doit pas être en retraite de viduité ('Idda) pour cause de répudiation (talâq) ou de décès du mari (car elle doit rester dans ces cas dans la maison de la 'Idda jusqu’à la fin de la ‘Idda), si malgré l'interdiction formulée, elle accomplit son pèlerinage dans cet état, celui-ci sera valide, mais elle se charge d'un péché.

Il faut évidemment acquérir licitement les frais de ce voyage.


Le Hadj est "Fard" obligatoire seulement une fois dans la vie du musulman: si les conditions sont réunies.
La’Umra est une Sunna appuyée (une fois dans la vie) et non une obligation chez les malikites et les hanafites.

La condition de validité du pèlerinage (Hadj) est le fait d’être musulman.


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Les dix jours Dhu El Hijja
Écrit par Cheikh Nabil   

 

 

 

 

اين انت في عشر ذي الحجة

 

ها هي أيام العشر الأول من ذي الحجة، أيام الخير والبركة تهل علينا حاملةً بشائر الأجر ونسائم الفضل، يستعد لها الموفقون، ويسعد بها الطائعون، ويطمع في بركتها الصالحون، فأين أنت - أخي المسلم - في هذه الأيام العشر المباركة؟ وماذا أعددت لاستقبالها واغتنامها والتزود فيها؟!

فضيلة هذه الأيام

أخرج البخاري وأبو داود والترمذي وغيرهم عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ رضي الله عنهما قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: (مَا مِنْ أَيَّامٍ الْعَمَلُ الصَّالِحُ فِيهِنَّ أَحَبُّ إِلَى اللَّهِ مِنْ هَذِهِ الإيَّامِ الْعَشْرِ" فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَلا الْجِهَادُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: "وَلا الْجِهَادُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، إِلا رَجُلٌ خَرَجَ بِنَفْسِهِ وَمَالِهِ فَلَمْ يَرْجِعْ مِنْ ذَلِكَ بِشَيْءٍ).

وفي رواية عند الطبراني في الكبير : ( مَا مِنْ أَيَّامٍ يُتَقَرَّبُ إِلَى اللَّهِ فِيهَا بِعَمَلٍ أَفْضَلَ مِنْ هَذِهِ الأَيَّامِ الْعَشْرِ)، وفي رواية عند الدارمي: (مَا مِنْ عَمَلٍ أَزْكَى عِنْدَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَلاَ أَعْظَمَ أَجْرًا مِنْ خَيْرٍ تَعْمَلُهُ فِي عَشْرِ الأَضْحَى)

ذلك بعض ما أشار إليه حبيبنا المصطفى صلى الله عليه وسلم من فضيلة هذه الأيام، ولما كان الصحابة رضي الله عنهم قد استقر عندهم أن الجهاد ذروة سنام الإسلام وأعظم الأعمال، فقد سألوا النبي صلى الله عليه وسلم عن العمل الصالح في هذه الأيام هل يسبق في الأجر والدرجة تلك الفريضة الكريمة السامية؟ فبين النبي صلى الله عليه وسلم أن الجهاد لا يسبق العمل الصالح في هذه الأيام إلا في حالة واحدة، وهي أن يخرج المجاهد مخاطرًا بماله ونفسه فينال الشهادة ويفقد المال ولا يرجع بشيء،

وأخرج ابن حبان عن جابر رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم:(مَا مِنْ أَيَّامٍ أَفْضَلُ عِنْدَ اللهِ مِنْ أَيَّامِ عَشْرِ ذِي الْحِجَّةِ"، قال: فقال رجل: يا رسول الله، هُنَّ أَفْضَلُ أم عِدَّتُهِنَّ جِهَادًا فِي سَبِيلِ اللهِ؟ قال: "هُنَّ أَفْضَلُ مِنْ عِدَّتِهِنَّ جِهَادًا فِي سَبِيلِ اللهِ), قال ابن رجب في فتح الباري: (هذا الحديث نص في أن العمل المفضول يصير فاضلاً إذا وقع في زمان فاضل، حتى يصير أفضل من غيره من الأعمال الفاضلة؛ لفضل زمانه، وفي أن العمل في عشر ذي الحجة أفضل من جميع الأعمال الفاضلة في غيره. ولا يستثنى من ذلك سوى أفضل أنواع الجهاد، وهو أن يخرج الرجل بنفسه وماله، ثم لا يرجع منهما بشيء 

ومن ثم اجتهد الموفقون في صالح الأعمال في هذه الأيام، وكان سعيد بن جبير- راوي الحديث عن ابن عباس- (إِذَا دَخَلَ أَيَّامُ الْعَشْرِ اجْتَهَدَ اجْتِهَادًا شَدِيدًا حَتَّى مَا يَكَادُ يَقْدِرُ عَلَيْهِ) أخرجه الدارمي، وكان يدعو إلى عدم إطفاء السُّرُج؛ كنايةً عن طول القيام وكثرة الأعمال الصالحة في هذه الأيام المباركة.

فأين نحن من هذا الخير العظيم؟! أين نحن من التعرض لنفحات رحمة الله في أيام العشر؟!

فقد أخرج الطبراني في الكبير وفي الأوسط عَنْ مُحَمَّدِ ابن مَسْلَمَةَ الأَنْصَارِيِّ رضي الله عنه قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: "إِنَّ لِرَبِّكُمْ فِي أَيَّامِ دَهْرِكُمْ نَفَحَاتٍ، فَتَعَرَّضُوا لَهاُ، لَعَلَّهُ أَنْ يُصِيبَكُمْ نَفْحَةٌ مِنْهَا، فَلا تَشْقَوْنَ بَعْدَهَا أَبَدًا 

والتعرض لنفحات رحمة الله يكون بكثرة الدعاء والسؤال في هذه الأوقات الفاضلة؛ باعتبارها أوقات إجابة وتفضُّل من الله تعالى، فهل تحرص- أيها الأخ الحبيب- على وِرْدٍ من الدعاء فيها؟! وهل تحرص على أن تجعل لدعوتك ولإخوانك ولأمتك نصيبًا موفورًا من الدعوات المباركة في هذه الأيام؟ وهل تخص بمزيد من صادق الدعوات إخوانك المجاهدين أهل الرباط في فلسطين وغيرها من ديار الإسلام؟ أسأل الله أن يوفقنا وإياك لما يرضيه، وأن يستر عوراتنا ويؤمِّن روعاتنا وينصر مجاهدينا، إنه على كل شيء قدير.

التوبة النصوح في الأيام العشر

فهذه أيام يقبل الله فيها على خلقه، ويقبل التوبة ممن تاب، فهل نكون مع أولياء الرحمن المؤمنين الذين استجابوا لنداء الله ﴿وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَا المُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ﴾ النور: من الآية 31 ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَّصُوحًا﴾ التحريم: من الآية 8..و ها هو الحق سبحانه ينادي على المذنب الذي يئس من رحمته ﴿إِنَّهُ لاَ يَيْأَسُ مِن رَّوْحِ اللَّهِ إِلاَّ القَوْمُ الكَافِرُونَ﴾ يوسف: من الآية87 , يقول للذي ملأت الذنوب حياته، وشغلت الشهوات أيامه، وغرق فيها غرقًا إلى أذنيه: "لَوْ أَتَيْتَنِي ‏ ‏بِقُرَابِ ‏ ‏الأَرْضِ خَطَايَا ثُمَّ لَقِيتَنِي لا تُشْرِكُ بِي شَيْئًا لأَتَيْتُكَ ‏‏بِقُرَابِهَا ‏ ‏مَغْفِرَةً". 

فلنبادر إلى اغتنام نفحات رحمة الله في هذه الليالي والأيام المباركة، بدءًا بالاصطلاح مع الله والتوبة الصادقة إليه، والله يتولى توفيقنا جميعًا لما يحب ويرضى.

الذكر في أيام العشر

أخرج أحمد وأبو عوانة وأبو نعيم في الحلية عَنِ ابْنِ عُمَرَ رضي الله عنهما عَنْ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ: (مَا مِنْ أَيَّامٍ أَعْظَمُ عِنْدَ اللَّهِ وَلا أَحَبُّ إِلَيْهِ مِنْ الْعَمَلِ فِيهِنَّ مِنْ هَذِهِ الأيَّامِ الْعَشْرِ، فَأَكْثِرُوا فِيهِنَّ مِنْ التَّهْلِيلِ وَالتَّكْبِيرِ وَالتَّحْمِيدِ). وهو حديث حسن بمجموع طرقه.

قال البخاري: وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ وَأَبُو هُرَيْرَةَ رضي الله عنهما يَخْرُجَانِ إِلَى السُّوقِ فِي أَيَّامِ الْعَشْرِ يُكَبِّرَانِ، وَيُكَبِّرُ النَّاسُ بِتَكْبِيرِهِمَا، وهؤلاء الصحابة رضي الله عنهم إنما يفعلون ذلك امتثالاً لقوله تعالى﴿لِتُكَبِّرُوا اللَّهَ عَلَى مَا هَدَاكُمْ وَبَشِّرِ المُحْسِنِينَ﴾ الحج: 37.

فلنكثر من التكبير والتهليل والتحميد والذكر، وخاصة أذكار الصباح والمساء والأحوال المختلفة، وفي أدبار الصلوات.

الصيام في أيام العشر

الصيام من أفضل الأعمال التي ندب إليها الإسلام وحض عليها، فقد أخرج الشيخان عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ رضي الله عنه قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم:(مَا مِنْ عَبْدٍ يَصُومُ يَوْمًا فِي سَبِيلِ اللَّهِ إِلا بَاعَدَ اللَّهُ بِذَلِكَ الْيَوْمِ وَجْهَهُ عَنْ النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا).

وأفضل ما يكون صيام النوافل في الأيام الفاضلة المباركة، وأعلاها فضلاً وأكملها أجرًا هذه الأيام العشر المباركة، ومن ثَمَّ كان صيامُها من أفضل الأعمال، وحديث ابن عباس رضي الله عنهما في فضل الأيام العشر أورده الأئمة تحت عنوان (باب فضل صيام العشر) وقال ابن حجر في فتح الباري: (اسْتُدِلَّ بِهِ عَلَى فَضْلِ صِيَامِ عَشْرِ ذِي الْحِجَّةِ لانْدِرَاجِ الصَّوْمِ فِي الْعَمَلِ) 

ويؤيد فضيلة صيام هذه الأيام ما أخرجه الترمذي وابن ماجة بسند فيه ضعف عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضي الله عنه عَنْ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ:(مَا مِنْ أَيَّامٍ أَحَبُّ إِلَى اللَّهِ أَنْ يُتَعَبَّدَ لَهُ فِيهَا مِنْ عَشْرِ ذِي الْحِجَّةِ، يَعْدِلُ صِيَامُ كُلِّ يَوْمٍ مِنْهَا بِصِيَامِ سَنَةٍ، وَقِيَامُ كُلِّ لَيْلَةٍ مِنْهَا بِقِيَامِ لَيْلَةِ الْقَدْرِ) 

قال ابن حجر: (وَاَلَّذِي يَظْهَرُ أَنَّ السَّبَبَ فِي اِمْتِيَازِ عَشْرِ ذِي الْحِجَّةِ لِمَكَانِ اِجْتِمَاعِ أُمَّهَاتِ الْعِبَادَةِ فِيهِ، وَهِيَ الصَّلاةُ وَالصِّيَامُ وَالصَّدَقَةُ وَالْحَجُّ، وَلا يَتَأَتَّى ذَلِكَ فِي غَيْرِه).

قيام الليل في أيام العشر

يقول الصالحون:( دقائق الليل غالية، فلا ترخِّصوها بالغفلة) ، وأغلى ما تكون دقائق الليل في الأيام والليالي الفاضلة.

في هذه الأيام والليالي المباركة ينادي رب العزة المتأخرين ليتقدموا، والمقصرين لينشطوا، ومن فاتته الحسنات فيما مضى فليدرك نفسه ويعوِّض خسارته في هذه الأيام بقيام الليل، ﴿وَمِنَ اللَّيْلِ فَتَهَجَّدْ بِهِ نَافِلَةً لَّكَ عَسَى أَن يَبْعَثَكَ رَبُّكَ مَقَامًا مُّحْمُودًا الإسراء: 79

كلما أوغلت في الليل كان القيام بين يدي الله ألذَّ لك، حيث يَنْزِلُ رَبُّنَا تَبَارَكَ وَتَعَالَى إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا حِينَ يَبْقَى ثُلُثُ اللَّيْلِ الآخِرُ يَقُولُ: مَنْ يَدْعُونِي فَأَسْتَجِيبَ لَهُ؟ مَنْ يَسْأَلُنِي فَأُعْطِيَهُ؟ مَنْ يَسْتَغْفِرُنِي فَأَغْفِرَ لَهُ؟أخرجه الشيخان.

إذا وجدت قدميك خفيفتين إلى صلاة الليل؛ فاعلم أن هذه علامة حب الله لك، إذ لولا أنه يحبك لما جعلك أهلاً لمناجاته.. أخرج ابن ماجة عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رضي الله عنه عَنْ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم:(مَا تَوَطَّنَ رَجُلٌ مُسْلِمٌ الْمَسَاجِدَ لِلصَّلاَةِ وَالذِّكْرِ إِلاَّ تَبَشْبَشَ اللَّهُ لَهُ كَمَا يَتَبَشْبَشُ أَهْلُ الْغَائِبِ بِغَائِبِهِمْ إِذَا قَدِمَ عَلَيْهِمْ).

فليكن لنا نصيبٌ موفورٌ من هذا الخير في هذه الأيام المباركة. ولا بأس أن يجتمع الناس لقيام الليل في جماعة، تشجيعًا للخامل وتنشيطًا للكسول، ففي الموطأ سئل الإمام مالك عن الرجل يؤم الرجل في النافلة؟ فقال: ما أرى بذلك بأسًا.
وقال مالك: لا بأس أن يصلى القوم جماعة النافلة في نهار أو ليل. قال: وكذلك الرجل يجمع الصلاة النافلة بأهل بيته وغيرهم لا بأس بذلك.

و قد روى مسلم عَنْ أَنَسٍ، قَالَ: دَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَيْنَا، وَمَا هُوَ إِلا أَنَا، وَأُمِّي وَأُمُّ حَرَامٍ خَالَتِي، فَقَالَ: "قُومُوا فَلأُصَلِّيَ بِكُمْ" فِي غَيْرِ وَقْتِ صَلاةٍ، فَصَلَّى بِنَا... الحديث.

فهذا و غيره من  الأحاديث والآثار دالة على مشروعية صلاة النوافل في جماعة في غير رمضان، وبخاصة في مثل هذه الأيام المباركة التي يضاعف فيها الأجر، ويغفل عنها كثير من الناس.

القرآن في أيام العشر

القرآن كلمة الله الخالدة، ليس مجرد مجموعة من الحروف والكلمات، ولكن وراء كل حرف روحٌ تُحيي القلوب الميتة، وتُطَمْئِن النفوس القلقة المضطربة.

فهلمُّوا إلى مائدة الله.. أرأيتم لو أن أحد الملوك صنع مائدةً، ودعا الناس إليها، ولم يمنع منها أحدًا، ألا يكون المتخلف عنها عظيم الخسارة؟! الذي يُسمح له أن يجلس على موائد الملوك، ثم يأبى إلا أن يعيش بين الصعاليك، أيعدُّ من العقلاء؟!

هذا ربُّنا قد بسط لنا مائدتَه، ونحن حين نقرأ القرآن فإننا نلتمس روحًا تغذي قلوبنا إيمانًا ويقينًا.. فإن كنت قلقًا فتحت كتاب الله فإذا به يناديك ﴿أَلاَ بِذِكْرِ اللَّهِ تَطْمَئِنُّ القُلُوبُ﴾ الرعد: 28، وإن ضاقت بك الحال واشتدَّ عليك الأمر ويَئِسْتَ من الفلاح فتحت كتابَ الله فنادَى عليك ﴿وَكَانَ حَقًّا عَلَيْنَا نَصْرُ المُؤْمِنِينَ﴾ الروم: 47، ووجَّهك إلى ﴿إِنَّهُ لاَ يَيْأَسُ مِن رَّوْحِ اللَّهِ إِلاَّ القَوْمُ الكَافِرُونَ﴾ يوسف 87

وإن كنت عصبيَّ المزاج لا تعرف كيف تضبط أعصابك، وفتحت القرآن، وجدته يناجيك ﴿خُذِ العَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الجَاهِلِينَ﴾ الأعراف: 199وإن كنت مذنبًا فتحت القرآن فيناديك الحق ﴿فَمَن تَابَ مِنْ بَعْدِ ظُلْمِهِ وَأَصْلَحَ فَإِنَّ اللَّهَ يَتُوبُ عَلَيْهِ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ﴾ المائدة39  

الصدقة في أيام العشر

كان الحبيب- صلى الله عليه وسلم- أجودَ الناس، ما في ذلك شكّ، لا يلحقه في ذلك أحد، لكنه في الأوقات الفاضلة كان يتجاوز حدودَ الجود المعهود عنه- صلى الله عليه وسلم- إلى آفاقٍ لا يحيط بها البشر.فأين أنت- أخي الحبيب - في هذه الأيام الفاضلة من سَدِّ حاجةِ محتاجٍ؟! أين أنت من إطعام جائع؟! أين أنت من كسوة عارٍ؟! أين أنت من إخوانك المسلمين المحتاجين الضعفاء؟!

نحن على أبواب عيد مبارك وقد جعل الله من شعائره ذبْحَ الأنعام وإطعامَ القانع والمعترّ ﴿وَالْبُدْنَ جَعَلْنَاهَا لَكُم مِّن شَعَائِرِ اللَّهِ لَكُمْ فِيهَا خَيْرٌ فَاذْكُرُوا اسْمَ اللَّهِ عَلَيْهَا صَوَافَّ فَإِذَا وَجَبَتْ جُنُوبُهَا فَكُلُوا مِنْهَا وَأَطْعِمُوا القَانِعَ وَالْمُعْتَرَّ كَذَلِكَ سَخَّرْنَاهَا لَكُمْ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ﴾ الحج: 36.. الفقراء ينتظرون هذا اليوم؛ لأنهم يعرفون أن أيدي الصالحين تمتد فيه بالعطاء، والصالحون ينتظرونه لأنهم يترقَّون فيه درجاتٍ عاليةً في العطاء والسخاء.

أنت إن أعطيت لم تُعْطِ للمسكين ولا للفقير ولا للمسجد ولا للعمل الخيري!! أنت تعطي لأكرم الأكرمين الذي يردُّ على المحسن إحسانَه أضعافًا.. ﴿هَلْ جَزَاءُ الإِحْسَانِ إِلاَّ الإِحْسَانُ﴾ الرحمن 60 , وهو لا يردُّ الإحسانَ بإحسانٍ، بل يرد الإحسانَ الواحدَ بسبعمائة إحسان، بل بألوف وأضعاف مضاعفة

إعداد الأضحية في أيام العشر

هذه الشعيرة الكريمة هي في أصلها تشبه بأبي الأنبياء خليل الرحمن إبراهيم عليه السلام، حين فدى الله ولده سيدنا إسماعيل من الذبح بكبش عظيم أنزله إليه فذبحه الخليل بيده؛ ليكون ذلك تصديقا لرؤياه، وذلك في قصة الذبح المعروفة المشهورة.

وقد داوم النبي- صلى الله عليه وسلم- على هذه الشعيرة الكريمة وحث عليها إعلانًا بالشكر لله على نعمه، وتوسعة ومواساة للفقراء والمساكين، وتقربًا مخلصًا لله رب العالمين، على حد قول الله تعالى ﴿لَن يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلاَ دِمَاؤُهَا وَلَكِن يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنكُمْ كَذَلِكَ سَخَّرَهَا لَكُمْ لِتُكَبِّرُوا اللَّهَ عَلَى مَا هَدَاكُمْ وَبَشِّرِ المُحْسِنِينَ﴾ الحج :37

والأضحية من أفضل القربات وأعظم الشعائر التي يمارسها المسلم في أيام العيد الأكبر، إعلانًا بشكر نعمة الله وامتثالاً لأمر الله ﴿فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ﴾.

وقد روي في فضلها آثارٌ حِسانٌ، منها ما أخرجه ابن عبد البر والخطيب عن ابن عباس رضي الله عنهما قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ( مَا مِنْ نَفَقَةٍٍ بَعْدَ صِلَةِ الرَّحِمِ أَفْضَلُُ عِنْدَ اللهِ مِنْ إِهْرَاقِ الدَّم )

وأخرج عبد الرزاق وابن عبد البر عن عائشة رضي الله عنها قالت: يا أيها الناس ضَحُّوا وطِيبوا أنْفُسًا، فإني سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: (مَا مِنْ عَبْدٍ تَوَجَّهَ بِأُُضْحِيَتِهِ إِلَى الْقِبْلَةِ إِلا كَانَ دَمُهَا وَفَرْثُهَا وَصُوفُهَا حَسَنَاتٍ مُحْضَرَاتٍ فِي مِيزَانِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، فَإِنَّ الدَّمَ وَإِنْ وَقَعَ فِي التُّرَابِ فَإِنَّمَا يَقَعُ فِي حِرْزِ اللهِ حَتَّى يُوَفِّيَهُ صَاحِبَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ)

وأخرج الترمذي وحسنه عَنْ عَائِشَةَ رضي الله عنها أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ: (مَا عَمِلَ آدَمِيٌّ مِنْ عَمَلٍ يَوْمَ النَّحْرِ أَحَبَّ إِلَى اللَّهِ مِنْ إِهْرَاقِ الدَّمِ، إِنَّهَا لَتَأْتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِقُرُونِهَا وَأَشْعَارِهَا وَأَظْلافِهَا وَأَنَّ الدَّمَ لَيَقَعُ مِنْ اللَّهِ بِمَكَانٍ قَبْلَ أَنْ يَقَعَ مِنْ الأرْضِ فَطِيبُوا بِهَا نَفْسًا)

و أخرج ابن ماجة وأحمد والحاكم بسند ضعيف عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ رضي الله عنه قَالَ: قَالَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم: يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا هَذِهِ الأَضَاحِيُّ؟ قَالَ:(سُنَّةُ أَبِيكُمْ إِبْرَاهِيمَ), قَالُوا: فَمَا لَنَا فِيهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: (بِكُلِّ شَعَرَةٍ حَسَنَةٌ) قَالُوا: فَالصُّوفُ يَا رَسُولَ اللَّهِ؟ قَالَ: (بِكُلِّ شَعَرَةٍ مِنْ الصُّوفِ حَسَنَةٌ)

وأخرج الشيخان عَنْ أَنَسٍ رضي الله عنه قَالَ: ضَحَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِكَبْشَيْنِ أَمْلَحَيْنِ (وفي رواية: أَقْرَنَيْنِ) فَرَأَيْتُهُ وَاضِعًا قَدَمَهُ عَلَى صِفَاحِهِمَا يُسَمِّي وَيُكَبِّرُ فَذَبَحَهُمَا بِيَدِهِ. وفي لفظ لمسلم: وَيَقُولُ: بِاسْمِ اللَّهِ وَاللَّهُ أَكْبَرُ.

 

 
L’unité islamique : un devoir religieux et une nécessité humaine
Écrit par Al-qarâfî   
08-04-2011

 

 بسم الله الرّحمن الرّحيم

 

Il n’est guère utile, aux yeux de ceux qui connaissent les réalités de l’islam, de rappeler que les musulmans constituent une même communauté. De tels propos paraîtraient même comme des banalités dans lesquelles il convient de ne pas verser, tant cela fait partie des évidences établies par l’islam, tant cela fait partie des choses nécessairement connues de la religion, dont nul croyant ne peut douter, et que nul musulman ne peut remettre en cause. Toutefois, nous vivons l’âge de la singularité de l’islam [1] ; ses réalités y sont devenues singulières, si bien que leur énoncé nécessite quelque introduction pour atténuer leur singularité. Nous avons même besoin de les expliquer, de prendre leur défense sans relâche. Il est même indispensable qu’un groupe parmi nous se fasse un devoir d’y appeler, et d’y inviter les gens, faute de quoi l’islam n’aura aucune dignité et les musulmans n’auront aucun poids. Parmi les vérités établies, il est en effet celle qui stipule que ce qui relèvera les générations postérieures de cette communauté n’est autre que ce qui a servi à relever les générations antérieures. Elle ne saura retrouver son passé glorieux et honorable que lorsqu’elle réunira les prémices de ce passé. Cette communauté n’aura aucune puissance sauf à puiser dans l’aube de son histoire la force et la foi, et dans sa religion la force et la constance. Cela se réalisera lorsque ses contrées et ses individus seront réunis autour d’un principe unificateur dont nul ne départira ni ne divergera.

Si par le passé nous péchâmes par négligence, nous nous devons de nous réveiller à présent. Car notre négligence eut pour effet que des loups humains nous dévorèrent, contrée après contrée, et notre succession fut ouverte de notre vivant, si bien que les autres s’accordaient ou divergaient sur notre affaire, tandis que nous nous tenions complètement impuissants. Nos ennemis furent consultés à notre sujet alors que nous observions en toute soumission ce qui adviendrait de nous sans point nous battre. Tandis qu’ils amassaient leurs épées, nous les regardions briller sans penser qu’elles seraient orientées, avant tout, spécifiquement contre nous.

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Agenda

pas d'évènements programmés
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Vous priez à la mosquée des ulis, vous êtes de quelle commune ?
 
La joie de l'AÏd

أفراح العيد في حياة المسلم

  بالأمس كنا نستقبل رمضان بنفوس متـلهفة ، وقلوب مبتهجة لهذه العبادة العظيمة التي هي في  ظاهرها منع الجسد من شهواته عدداً من الساعات كلَّ يوم ، ولكنها في حقيقتها سموٌّ روحي , وانتصارٌ نفسي على المطالب الجامحة لهذا الجسد ، وصعودٌ إلى آفاق الملأ الأعلى حيث الصفاء والنقاء الذي كاد يندر في حياة الناس . وحينما يستطيع المسلم أن يتخفف من تبعات الجسد وأثقال المادة ، التي عمَّقت معنى الأثرة بدل الإيثار ، ومعنى الأنانية بدل التضحية وذلك من خلال عبادة الصوم في رمضان ، وأن يعود في نهايتها إلى أخلاق الإسلام السامية التي جعلت مجتمع المسلمين مجتمع التكافل والتعاون والمحبة . حينما يتم هذا الانقلاب في حياة المسلم في نهاية هذا الشهر الكريم , فما أجمل بعده أن يفرح بيومٍ سنًّه رسول الله صلى الله عليه وسلم وسماه يوم أو عيد الفطر ، فلقد روى أنس بن مالك رضي الله عنه قال : قدم رسول الله صلى الله عليه وسلم المدينة ولهم يومان يلعبون فيهما ، فقال : ماهذان اليومان ؟ قالوا كنا نلعب فيهما في الجاهلية ، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الله قد أبدلكما خيراً منهما يوم الأضحى ويوم الفطر ) .

 

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